Constantin Brancusi et le droit au Bonheur mis à l’honneur à l’Institut de France par le Cercle d’Études Scientifiques Pierre Rayer

La connaissance de l’universalité de la culture favorise le dialogue et la paix

Interview avec Thierry Rayer, président fondateur du Cercle d’Études Scientifiques Pierre Rayer

Question : Tout d’abord, qu’est-ce que « le savoir et le savoir-faire du processus universel de la création ?

Il est important de savoir qu’à l’époque antique les artistes devaient maîtriser de nombreuses et différentes capacités pour réaliser leurs œuvres.  Pour peindre, il fallait être capable de fabriquer tous les matériaux dont il avait besoin : sa toile et son pinceau, ses pigments. La simple fabrication de ses pigments nécessitait de connaître la chimie. Un artiste doit aussi avoir un sens de l’observation vraiment scientifique.

Pour comprendre et copier la nature par exemple, il devait comprendre le processus de création. On parle alors de ” connaissance et de savoir-faire du processus universel de création “.

Au début du XXe siècle, dans le quartier de Montparnasse, les artistes sont fascinés par les découvertes scientifiques sur la lumière, les couleurs, la mécanique ondulatoire et la mécanique industrielle. Ils sont immergés dans un univers cosmogonique. Peintres, sculpteurs, poètes (Apollinaire) et architectes se rencontrent et échangent leurs idées dans cette période frontière où les connaissances de l’Antiquité se mêlent aux acquis de la période industrielle et parfois à l’ésotérisme. Les symboles sont associés à la technologie et à la création. Les artistes ont intégré les apports du 20ème siècle à la connaissance symbolique ancestrale des Pyramides.

C’est la recherche de ce fil conducteur qui me passionne depuis mon enfance et je n’ai cessé d’acquérir des connaissances en égyptologie, biologie, géométrie, histoire des religions et de l’art sur tous les continents. En effet, une connaissance globale, et pas seulement artistique, est nécessaire pour trouver ce fil qui montre que la Création est un processus universel qui transcende les peuples et les époques.

Ma rencontre avec l’œuvre de Constantin Brancusi a été pour moi une révélation. Brancusi a produit une œuvre globale dont l’ensemble est porteur de messages, d’un code qui trouve ses sources dans l’Antiquité, dans toutes les religions, dans les continents et dans le modernisme. J’ai trouvé dans cette œuvre globale le fil conducteur qui fait de Brancusi un artiste de l’Universalité qui cristallise la Création Universelle dans sa forme la plus pure.

Aujourd’hui, la plupart des artistes font des œuvres par mimétisme sans comprendre la connaissance et le savoir-faire du processus universel de création. Il en va de même pour les scientifiques qui sont capables de développer une connaissance aiguë dans leur domaine spécifique sans comprendre qu’il ne s’agit que d’une véritable partie de la connaissance et du savoir-faire du processus universel de création que l’on retrouve également dans l’architecture.

L’élément clé qui relie toutes ces connaissances est l’universalité.

Ma découverte rend donc évidente l’origine commune de toutes les cultures de l’Humanité.

Cet élément concerne toutes les communautés quelles que soient leurs prétendues origines culturelles ou religieuses. Par nature, cet élément est basé sur l’universalité et l’égalité propre à toutes les Déclarations en relation avec les Droits de l’Homme.

Question : Pouvez-vous développer le lien entre votre découverte et les sciences ?

Tout d’abord il faut savoir Brancusi n’a pas réalisé ces sculptures de façon instinctive. Ces œuvres ont un lien entre elles et chacune s’inscrit dans un message global qui retrouve ces sources dans l’Egypte antique, dans les temples grecs et romains dans les réalisations du moyen-âge, dans le compagnonnage. Son œuvre s’inscrit dans une dimension Universelle dont la compréhension impose des connaissances scientifiques géométriques , théorème de Thales, Pythagore,  mathématiques, suite  de Fibonacci, nombre d’Or. Des connaissances de l’Egyptologie antique, de l’histoire des religions, de la symbolique de franc-maçonnerie.

A partir de ces connaissances, et de la découverte de l’Universalité dans l’œuvre de Brancusi, j’ai établi une méthodologie qui donne une clé de lecture de l’art et de l’architecture de chaque pays du monde et  qui démontre l’Universalité du processus de la Création pour tous les peuples.

L’Humanité, les différentes civilisations utilisent des symboles universels depuis la nuit des temps, l’œuf, le fœtus, le poisson, les pentagone, la numérologie. Le mythe d’Isis n’a jamais disparu et s’est exprimé de façons diverses dans les religions et œuvres d’art.

Le « savoir et le savoir-faire universel du processus de la Création » crée de nombreuses passerelles entre les différentes cultures. Il  rassemble les grandes réalisations de l’Humanité et permet  ainsi le rapprochement des cultures.. 

Cette connaissance artistique universelle est un moyen  qui permet d’éduquer la jeunesse dans un esprit d’ouverture à l’autre et de renforcer les liens entre tous les peuples

Le « savoir et le savoir-faire universel du processus de la Création » met en évidence une origine commune à toutes les cultures.

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Question : Comment avez-vous découvert cette méthodologie ?

C’est en décryptant les sculptures de Brancusi à la recherche du « dénominateur commun, j’ai pu établir une méthodologie qui permettait de retrouver ce qui unit son œuvre globale et universelle.

L’expertise de la sculpture le « Baiser de 1905 » de Constantin Brancusi a montré que cet œuvre entrait en résonnance avec l’œuvre globale de l’artiste..

L’œuvre de Brancusi est universelle. La méthodologie que j’ai établie donne une clé de lecture permettant de retrouver l’ADN de la Création de l’Humanité, de tous ses peuples.

Lors d’une conférence à l’UNESCO, j’avais présenté le « Baiser de 1905 » et donné des clés de compréhension de l’œuvre de Brancusi.

Question : Justement, votre découverte a été présenté dans différentes institutions et auprès de différentes personnalités. Pouvez-vous nous raconter ?

Effectivement, le Cercle d’Études Scientifiques a présenté « le savoir et le savoir-faire du processus universel de la Création » auprès de personnalités éminentes.

En 2016, notre découverte illustrée par l’œuvre d’art exceptionnelle « Le Baiser de 1905 » a été présentée à l’occasion du colloque historique et scientifique Malraux placé sous le haut-patronage du Président de la République française et en partenariat avec les Amitiés Internationales André Malraux. J’avais d’ailleurs animé cette conférence devant un comité de scientifiques, d’avocats spécialistes du marché de l’art et d’experts devant les tribunaux.

A l’occasion d’une conférence de presse organisée au Press Club de France en 2017, nous avons également présenté notre découverte « le savoir et le savoir-faire universel du processus de la Création » par l’interprétation de l’œuvre de Brancusi, sous le parrainage de Anne Malraux, petite fille d’André Malraux, et des Amitiés Internationales André-Malraux. Sa diffusion en direct sur la page Facebook du Press Club de France a d’ailleurs totalisé environ 65 000 vues.

En 2018, un évènement de présentation officielle de notre découverte ainsi que de l’œuvre d’art « Le Baiser de 1905 » a été organisé au siège de la Maison Lanvin par Shaw Lan Wang, propriétaire de la Maison de haute couture Lanvin et Nicolas Druz, son directeur général. A la suite de cette présentation, un livre a été édité par la maison de Couture LANVIN. Il s’intitule « De l’ignorance à la connaissance » et présente quelques études scientifiques réalisées.

Cette même année, nous avons présenté les découvertes sur « Le Baiser de 1905 » à l’Académie Royale du Maroc à Rabat sous le haut patronage de sa Majesté Mohammed VI. Nous avons réalisé ces mêmes présentations au siège de l’UNESCO à Paris à l’occasion de la Semaine africaine en présence du regretté Professeur Béseat Kifié Sélassié conseillé de trois ancien directeur de l’UNESCO.

A la suite de cela, nous avons contribué et réalisé de nombreux évènements à l’UNESCO. En effet, la sculpture du « Baiser 1905 » et l’élément qu’elle dévoile relève de l’ADN même de l’ONU et de l’UNESCO car il représente une clé de lecture à la fois de la culture et de l’identité de toutes les communautés.

Nous avions d’ailleurs organisé en 2019 à l’UNESCO sous le patronage du Royaume d’Arabie Saoudite en présence de son Excellence Monsieur Ibrahim Albalawi, Ambassadeur délégué permanent du Royaume d’Arabie Saoudite auprès de l’UNESCO et du Mali avec son Excellence Monsieur Oumar Keita, président du groupe Afrique auprès de l’Unesco, plusieurs conférences portant sur l’élément « le savoir et le savoir-faire universel du processus de la Création ».

Enfin, nous avons créé la Revue Transmission qui présente les activités du Cercle. Cette revue a été diffusée gracieusement auprès des délégations membres de l’Unesco.

Question : Pourquoi présenter votre découverte « Le savoir et le savoir-faire du processus universel de la Création » à l’Institut de France cette fois-ci ?

L’Institut de France est un lieu majeur de la connaissance et du savoir. En effet, l’Institut de France réunit cinq Académies que sont l’Académie française, l’Académie des inscriptions et belles-lettres, l’Académie des sciences, l’Académie des sciences morales et politiques et l’Académie des beaux-arts.

Elle rassemble des personnalités éminentes des milieux scientifiques, littéraires et artistiques de la nation

L’attirance pour l’Institut de France me parait naturel me vient probablement  de mon ancêtre  Pierre Rayer, fondateur de la société de Biologie, qui fut également Vice-président et président de l’Académie des Sciences en 1851. Il n’a eu de cesse de travailler et de partager ses découvertes pour le progrès de l’Humanité. Il avait écrit une thèse sur l’universalité de la science. Je ne peux que perpétuer, à mon tour, cet héritage en diffusant le savoir et la connaissance, dans le domaine de la culture, à l’Institut de France.

Question : Sous quel format sera présentée votre découverte ?

La présentation de la découverte « le savoir et le savoir-faire universel du processus de la Création » se fera sous le format d’une conférence. J’illustrerai mes propos à l’appui des œuvres d’art issues de différentes origines de la planète et notamment celles réalisées par le sculpteur Constantin Brancusi.

En effet, les œuvres d’art de Constantin Brancusi sont au cœur de cette universalité de la création. Elles concernent toute l’histoire de l’Humanité et contribuer à sa diffusion permet de rassembler les peuples autour de valeurs communes que sont : le bonheur, la paix et la réconciliation des peuples. Elles sont uniques et c’est ce qui rend ces œuvres d’art si inestimables. 

Question : L’évènement se déroulera donc à Paris avec la participation de pays arabes, pourquoi avoir fait ce choix ?

Au cours des vingt dernières années, le Royaume d’Arabie Saoudite, le Koweït et les Émirats Arabes Unis ont fait le choix de la culture et de sa transmission. Il ne suffit pas simplement de diffuser de l’art ou d’évoquer la culture ; mais bien de la comprendre. Ces États se sont donnés les moyens de mener de grands projets culturels au bénéfice de leurs populations respectives, mais également de la population mondiale. Pourquoi ne pas leur en donner les clés afin qu’ils puissent découvrir les clés de notre patrimoine mondial culturel ?

Press contact: Carelle.moukemaha@cesrayer.com

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